Email this to someonePrint this pageShare on VKShare on LinkedInTweet about this on TwitterShare on Google+Share on FacebookPin on Pinterest

« Mademoiselle Trystram » de Solange Podell

« Mademoiselle Trystram » ou la vie romanesque de Solange Podell… Mademoiselle Tristram

« Je vous remercie de vous être penché sur mon passé qui n’est pas si loin du présent car…

…le temps passe, laisse ses traces, rien ne s’efface, excepté les promesses d’amour éternel aux étoiles filantes.

princess Grace de MonacoCe livre n’existerait pas non plus si la Princesse Grace de Monaco, qui avait illuminé le festival de Cannes de sa présence, n’avait pas fait ensuite appel à moi pour figer sur papier glacé la vie de la Principauté ». (Solange Podell)

Nous sommes au printemps 1972, Solange Podell ne peut l’imaginer mais son destin va basculer : élue par le magazine Look pour couvrir le Festival de Cannes elle y prendra sa plus célèbre photographie encore aujourd’hui : la Princesse Grace lumineuse au milieu d’un bain de foule… Elle devient alors l’un des rares photographes officiels de la Principauté…

Solange PodellPlus de 40 se sont écoulés, Solange Podell sur « un coup d’amitié » confie sa vie à une belle plume, celle de Cyriaque Griffon, rencontré en 2010 lors de l’écriture de « Havana 505 » qui retrace l’épopée cubaine et l’existence romanesque d’un contre-révolutionnaire cubain, Fernando Pruna. Solange, qui avait été plongée dans la tourmente cubaine de 1959, confiait alors quelques souvenirs à l’écrivain. A travers cette rencontre métamorphosée en une profonde amitié allait entrer dans la lumière: « Mademoiselle Trystram ».

Mais qui est-elle donc cette « Mademoiselle Trystram » ?

Cyriaque Griffon dresse avec un vrai talent d’écrivain le roman vrai d’une femme à l’existence jalonnée d’aventures jusqu’à l’ultime et fracassante révélation que la vie fera à son héroïne : Solange Podell, révélation que nous ne vous dévoileront pas ici !

Salvador Dali à Monaco

Salvador Dali à Monaco

De Paris à Hollywood, de New York à Monaco…

« Petit rat » au Châtelet, danseuse des Ballets russes, Bluebell Girl, actrice : les mille et une facettes de Solange Podell… « Solange » apparaît dans des films devenus des classiques du cinéma français: « Les Enfants du paradis », Marcel Carné (1944), « Quai des Orfèvres », Henri-Georges Clouzot (1947), « Les jeux sont faits », Jean Delannoy et Jean-Paul Sartre (1947)

Andy Warhol par Solange Podell

Andy Warhol par Solange Podell

« La révoltée », Marcel L’Herbier(1947) au titre prémonitoire pour la jeune fille belle comme une starlette derrière laquelle se cache la future femme indomptable et plus révoltée qu’il n’y paraît… Les sirènes d’Hollywood happent alors la jeune et jolie Solange. Elle fréquente l’Actor’s Studio, travaille pour la chaîne de télévision CBS et se produit sur les planches à Broadway ! On la retrouve sur la route des Kennedy, de Salvador Dali, Andy Warhol ou James Brown... L’ouvrage fourmille de rencontres avec des célébrités, mais l’histoire de Solange Podell est beaucoup plus que celle d’ une existence jalonnée de rencontres fabuleuses, c’est avant tout une longue histoire d’amour avec la vie, une vie qui croise la grande Histoire, celle de l’Amérique, des mythes qui gravitent dans son sillage. L’ombre de JFK, de Marilyn, mais aussi de Kazan, rencontré via son amitié avec Marlon Brando…

Confidente de Marlon Brando…

Une longue amitié qui nous vaut le portrait d’un Marlon Brando inconnu de nous tous, hormis de sa tendre complice Solange : Ils sont jeunes, ils sont beaux, pleins de fougue, de rêves, ils se retrouvent jours après jours tous les deux seuls de cafés en cafés, Solange est sa confidente. Tous les week end le séduisant « Marlon » emporte la séduisante « Solange » sur son cheval de fer pour de grandes échappées sur les routes d’Amérique. La vie va pourtant les séparer, ils se retrouveront, se perdront… Mais, loin des yeux n’est pas toujours loin du coeur… Les vraies amitiés ne meurent jamais…

Si vous croisez dans les rues de Monaco…

Si vous croisez dans les rues de Fontvieille… une petite femme blonde, courbée par le poids d’une vie en rose et noir, une femme discrète qui vous semble triste : Arrêtez-vous. Parlez-lui. En elle vivent de grands souvenirs… Dans ses yeux, si vous savez regardez, vous lirez toute sa sensibilité qui n’a d’égal que son amour de la vie : à tout prix ! Et quelle vie…

Par Viviane Le Ray

« Mademoiselle Trystram » par Cyriaque Griffon » (Editions Fauves) et via Amazone. 

En vente à la FNAC de Monaco

 

Autres articles: