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Mercedes Classe C Break

Essai : break Mercedes Classe C,

le must du genre

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Le Pack aérodynamique AMG et les flancs structurés du break Mercedes Classe C 250 BlueTEC apportent un plus esthétique indéniablement moderne au millésime 2015. © RussianLifeinMonaco by NP

Luxueusement efficace, la Mercedes Classe C Fascination parée du pack aéro AMG et de quelques options est un sommet du genre. Motorisée par le C250 BlueTEC diesel accouplé à la boîte de vitesses automatique 7G, elle s’affiche à plus de 72000€. Cerise sur le gâteau, la Mercedes-Benz Classe C 2015 vient d’être élue à New York « Voiture Mondiale de l’année ».

C’est au Salon international de l’auto de New York que la Mercedes-Benz Classe C – dont la première version apparut en 1993 – vient d’être promue « Voiture mondiale de l’année » lors de la 11e édition de cette élection, où elle a notamment battu la Ford Mustang. Un titre planétaire que le constructeur allemand avait déjà conquis par le passé avec les Mercedes Classe S et Classe E, et qui récompensa en son temps la Lexus LS460.

En apprenant cette nouvelle récompense, le Docteur Dieter Zetsche, président du conseil d’administration de Daimler AG et patron de la division automobile de Mercedes-Benz ne cachait pas son bonheur : « La Classe C est un best-seller qui a toujours été un pionnier dans la catégorie premium de taille moyenne. Elle bénéficie des atouts habituellement réservés aux modèles de catégorie supérieure. Elle est écologique et technique, et elle apporte confort et plaisir de conduire. »

Nous avons testé la Mercedes Classe C Break dans l’arrière-pays niçois, jusque sur le magique port de Cap d’Ail. Où ce nouvel élément de la flotte amirale de Mercedes n’a jamais dépareillé au milieu des berlines de luxe qui font les beaux jours de la Côte d’Azur et de la Principauté de Monaco.

Boîte automatique à 7 rapports et plus de 240km/h

© RussianLifeInMonaco by NP

Sellerie cuir et inserts de matériaux nobles subliment le break Mercedes Classe C, 250 BlueTEC à boîte 7G-Tronic Plus, finition Fascination. ©RussianLifeInMonaco

Alors qu’à la fin 2014 le rapport des ventes de Classe C était d’un break pour trois berlines, avec le nouveau millésime Mercedes-Benz ambitionne de conquérir une nouvelle clientèle séduite par un design moderne « berlinisé » et de hisser en quatre finitions – Classe C, Executive, Fascination et Sportline – les ventes de ce modèle au niveau de celui de sa berline familiale la plus populaire. En renforçant encore sa gamme des lignes Business et Business Executive destinées aux entreprises.

Autant dire que le break Classe C Fascination de notre essai, largement bardé d’options diverses et variées dont un superbe pack aérodynamique AMG – la version allemande full options – porte parfaitement son nom. La facture s’élève à 72200€ et à côté d’elle, la Fascination de base, à 58200€, nous est forcément apparue un peu moins fascinante…, au plan de l’esthétique globale et des matériaux utilisés dans l’habitacle.

Car lorsque sous une carrosserie aguichante on goûte au luxe, à une sellerie cuir et aux habillages du tableau de bord qui vont avec, le reste manque de piment. Même si le toit panoramique à commande électrique figure dans le pléthorique éventail de très attrayants équipements de série.

Sous le capot de l’une et de l’autre, le quatre cylindres diesel Turbo C 250 BlueTEC recèle 204 chevaux et un couple de 500 Newton/mètre. Il se marie harmonieusement à la douce boîte automatique maison à 7 rapports – 7G Tronic Plus – qui ne provoque pas de déperdition et dont les lois de réactivité varient selon votre humeur, placide ou taquine, pour filer jusqu’à plus de 240kmh.

Des versions hybride et à transmission intégrale

Mercedes-Benz C 250 BlueTEC, T-Modell  (S 205) 2014, © RussianLifeInMonaco by NP

La « berlinisation » du break Mercedes Classe C 2015 débute dès la calandre parée d’imposantes grilles d’aération. © RussianLifeInMonaco by NP

Notons que tous les moteurs, essence et diesel de 116 chevaux (C 180 Blue TEC) à 333 chevaux (C 400 4-Matic), de la nouvelle Mercedes Classe C sont dotés du système Stop/Start Eco, qu’ils ont des émissions de particules et de NOX encore abaissées, et qu’ils répondent déjà aux normes Euro6 un an avant l’entrée en vigueur de celles-ci en septembre prochain.

Quant à la Classe C63 AMG, avec le moteur V8, 4 litres, Biturbo de 500 chevaux, elle a été dévoilée à Paris au début du mois d’octobre, au Mondial de l’automobile.

Elle y côtoyait deux Mercedes-Benz Classe C à motorisations hybrides : l’une diesel C300 Blue TEC propulsée par un moteur thermique de 204 chevaux accouplé à un moteur électrique de 27 chevaux et l’autre essence rechargeable, C 350 Plug-in. La C400 4-Matic BA7 de 333 chevaux à transmission intégrale y faisait aussi l’actualité.

Dans le sillage de l’exceptionnel break de chasse Mercedes CLS etjuste avant l’arrivée de sa version compactée, le « Shooting Brake ».

La gestion électronique fait oublier que c’est un break

La boîte de vitesses automatique à sept rapports frise l’exceptionnel et permet de jouer des palettes au volant – mais pourquoi diable les constructeurs fabriquent-ils encore des boîtes mécaniques ? -, l’électronique fait presque tout et vous le reste.

© RussianLifeInMonaco by NP

Le bouclier arrière du pack aérodynamique AMG intègre parfaitement les échappements du break Mercedes Classe C. © RussianLifeInMonaco by NP

La tenue de route et le dynamisme sont tels qu’on en oublie que c’est un break. Les réglages du ressenti de la direction, de la cartographie du moteur, la réactivité des amortisseurs et du châssis – éléments majeurs de la suspension pneumatique à correcteur automatique permanent d’assiette – ainsi que les gros freins qui ne craignent rien fonctionnent selon vos désirs.

Il suffit, en effet, de jouer sur le pavé tactile qui inclut de manière on ne peut plus visible le système de navigation et les web informations. Le mode adaptatif permet ainsi de rouler aussi bien en la jouant conducteur Eco, Confort, Sport ou Sport plus.

Quel que soit votre mode de conduite, pas d’inquiétude inutile, puisque la dotation comporte : un système de protection à 360° à quatre caméras dont une de recul, un détecteur de somnolence (Attention assist), un affichage tête haute et un détecteur d’angle mort, un avertisseur de franchissement de ligne, un assistant de croisement (BAS plus), directionnel (Distronic plus), de prévention de collision, et de freinage Pré-Safe (Détection de piéton et Pré-Safe plus).

Plus aérodynamique, plus légère et moins gourmande

© RussianLifeInMonaco by NP

Le nouveau break Mercedes Classe C 250 BlueTEC, finition Fascination avec pack aéro AMG, c’est d’abord une gueule. © RussianLifeInMonaco by NP

La Mercedes Break Classe C gagne en style et en tonus visuel grâce à des lignes affinées – qui lui procurent un CX de 0,23 – et allongées de 10cm, de la proue qui fait varier son agressivité selon la calandre choisie à l’arrière plus sage, rehaussés d’inserts d’aluminium que l’on retrouve aussi dans l’habitacle.

Grâce à un empattement rallongé de 8cm, la banquette 40/20/40 repliée d’un simple clic fait instantanément passer le coffre de 500 litres à plus de 1500 litres, après avoir ouvert le hayon à l’aide du radar situé sous le pare-chocs arrière.

Ce qui ne se voit pas, l’allègement de quelque 80kg compte tenu de l’usage d’alliage d’aluminium, compte au moins autant. Résultat, les consommations mesurées selon les normes européennes vont de 3,7 litres aux 100km en usage routier et autoroutier, à 4,4 litres/100km en usage mixte et à 5,4 litres/100km en usage urbain.

Dans la vraie vie, ajoutez un peu plus de 20%, soit des consos minimales de 5 litres à 7 litres en respectant scrupuleusement les limitations et relativement plus quand vous vous énervez. Ce qui est logique.

Le meilleur de la technologie et des performances

© RussianLifeInMonaco by NP

Belle de jour et de nuit, la nouvelle Mercedes Classe C a été élue « Voiture mondiale de l’année 2015 ». Et en break, elle ne perd rien de son attrait. © RussianLifeInMonaco by NP

Pour résumer en quelques mots le break Classe C testé, allure et confort au sommet, meilleur de la technologie, niveau de sécurité et des performances sont les qualités qui en ressortent. Notre principal regret se situant au niveau de la place centrale arrière, homologuée certes, mais dont la structure même de la sellerie fait qu’elle est plus administrative qu’autre chose…

A ce détail près, le nouveau break Mercedes Classe C de notre essai, 250 BlueTEC, boîte 7G-Tronic Plus, finition Fascination, allègrement optionné en éléments aéros, en équipements de confort et technologiques, c’est forcément bien. Ce must a un prix, 72200€.

Même à 58200€ pour la version Fascination de base, il y a encore des rivales, moins onéreuses si l’on décide de se passer des équipements présents sur la Mercedes : suspensions Airmatic et Agility select, systèmes Connect me et Remote Online.

Nos concurrentes préférées : la BMW Série 3 Touring chez les Allemandes, la Honda Civic Tourer chez les Japonaises, et la Peugeot 308 SW chez les Françaises.

La Mercedes Classe C Break est accessible en motorisation essence à des tarifs basiques hors-options de 34400€ à 54000€ avec l’une des trois motorisations de 156 à 211 chevaux, et en diesel à des tarifs de base de 40000€ à 58000€ avec l’un des quatre moteurs de 116 à 204 chevaux.

Un millésime qui promet de ratisser large. Et dont la récolte sera forcément bonne, dans la foulée du  prix de « Voiture Mondiale de l’année ».

Charles-Bernard ADREANI

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